L’actualité internationale rappelle avec une intensité rare que la géopolitique demeure le véritable métronome de l’économie mondiale.

Entre les annonces diplomatiques qui animent les indices et les tensions persistantes sur les grandes routes maritimes, l'investisseur doit aujourd'hui arbitrer entre les réactions de court terme et les réalités industrielles de long terme.

La distinction cruciale entre diplomatie et logistique

L'enjeu majeur ne réside pas uniquement dans les déclarations politiques, mais dans la situation concrète du détroit d’Ormuz. Jean-Patrick Mousset, directeur de l’advisory à la Banque Transatlantique, souligne une nuance fondamentale : « Il faut distinguer la fin du conflit de la réouverture du détroit d'Ormuz. Pour les marchés, ce qui importe réellement, c'est la libre circulation dans ce point de passage névralgique. » Tant que cette artère reste entravée, la pression sur les prix de l’énergie et les coûts du fret continuera de peser sur l'économie réelle.

L'impact sur les fleurons industriels et le luxe

Cette crise logistique agit comme une taxe invisible, touchant des secteurs parfois inattendus de notre économie. Pierre Carpentier note que le « Pricing Power » de certaines grandes entreprises trouve aujourd'hui ses limites : « Le secteur de la cosmétique, par exemple, est directement touché par la hausse des coûts du fret. Même nos leaders nationaux doivent composer avec une compression de leurs marges face à un consommateur sous pression. »

Garder le cap dans la volatilité

Face à ce contexte incertain, la recommandation de la Banque Transatlantique est de maintenir une discipline d'investissement rigoureuse. Jean-Patrick Mousset rappelle une vérité historique souvent oubliée en période de crise : « Sortir du marché lorsque l'indice de volatilité dépasse la barre des 30 est une erreur qui ampute sévèrement la performance de long terme. La volatilité crée des opportunités, notamment sur les produits structurés, qui profitent de ces mouvements. »

Une posture partagée par Pierre Carpentier, directeur de la gestion chez Dubly Transatlantique Gestion, qui invite à ne pas agir dans la précipitation au risque de subir l'effet des « portes de saloon » sur les marchés. Il rappelle que de grands acteurs institutionnels recommandent d'ailleurs de faire le dos rond dans ce genre de situation.

Une dynamique d'inflation durable

Enfin, Jean-Patrick Mousset nous invite à une vision de long terme sur les taux : « Nous sommes dans une dynamique d'inflation de long terme réanimée par ce conflit. Avec le poids des dettes étatiques, les taux longs sont vraisemblablement là pour rester à un niveau élevé pendant un certain temps. »

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